Metz : Est-ce la fin pour le Fort de Queuleu ?

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Le site de cet ancien fort militaire transformé en camp de concentration par les Nazis menace de tomber en ruines. Si son sauvetage ne se fait pas maintenant, il disparaîtra à jamais de la mémoire collective. C’est pourquoi il faut sauver le Fort de Queuleu (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/07/10/il-faut-sauver-le-fort-de-queuleu/) !

Yeux bandés et mains liées, plus de 1 800 personnes ont été enfermées par la Gestapo au Fort de Queuleu (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/10/25/le-fort-de-queuleu-temoin-impenetrable/), à Metz. Mais 66 ans après, cela n’intéresse plus personne. En effet, la plupart des jeunes et de nombreux Messins ne connaissent ce site exceptionnel que pour son parcours de santé au milieu d’impressionnants casernements en pierre de Jaumont à semi-enterrés.

Pourtant la situation est grave pour l’ouvrage. Il est désormais urgent de réaliser des travaux de sécurité en raison de son effondrement, ce qui ne permet plus de visites. Les opérations portes ouvertes sont également supprimées pour les mêmes raisons. Il ne s’agit même plus d’en faire un musée, malheureusement, tellement les frais de restauration se sont alourdis au fur et à mesure de l’indifférence des uns et des atermoiements des autres, mais juste de rénover en partie la casemate A, qui est dans un état de détérioration avancée. Les hourdis de l’ouvrage, commencé en 1868 par les Français et achevé par les Prussiens, sont infiltrés d’eau et des plaques entières de plafond s’effondrent régulièrement. Le fort se meurt des tergiversations. Chacun se renvoie la responsabilité du blocage et au final, rien ne se fait. Un projet de sauvetage a en effet échoué il y a une dizaine d’années, car le Conseil Général de la Moselle n’avait pas voulu s’engager financièrement. Puis, au début des négociations avec la municipalité, plusieurs malentendus ont empoisonné les relations entre les divers « partenaires ».

L’ancien maire de Metz, Jean-Marie Rausch, ne s’intéressait pas à cette cause. Dominique Gros, guère plus, alors même qu’il avait affirmé sa volonté de sauver le fort lorsqu’il était dans l’opposition. Une estimation chiffre les travaux à 700 000 euros. C’est tout simplement le prix d’une Nuit blanche, un évènement éphémère, alors que le Fort de Queuleu a, lui, plus de 140 ans.

Il ne reste aujourd’hui plus qu’un seul survivant parmi les quelques personnes ayant réussi à échapper à la barbarie du nazisme au fort. Si ce dernier disparaît de la mémoire collective, il ne restera plus en Moselle que la Ligne Maginot comme témoin de la Seconde Guerre Mondiale.

C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine estime que cette affaire est un véritable scandale perpétré par d’infâmes imposteurs qui ont encore le culot d’assister aux cérémonies de commémoration qui se déroulent chaque année au Fort de Queuleu en la mémoire des victimes. Un tel lieu a pourtant le potentiel d’accueillir des dizaines de milliers de visiteurs par ans, pour peu qu’il soit revalorisé et mis en valeur, ce qui signifierait autant de retombées économiques pour la ville et son agglomération et rentabiliserait rapidement l’opération de sauvetage. Le Groupe BLE Lorraine entend par conséquent en faire un site majeur du tourisme mosellan.

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