La Lorraine d’avance lésée par le grand emprunt ?

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La Lorraine a présenté des dossiers pour décrocher les investissements d’avenir promis par le grand emprunt. Mais une première sélection l’a oubliée. Pourtant ses dossiers sont de très grande qualité et sont portés par des universités et des laboratoires reconnus. Qui plus est, il y a unanimité derrière tous ces dossiers de la part de tous les acteurs lorrains.

Qu’est-ce qui cloche alors ? Car lors de la première tranche de projets de centres d’excellence, dotée au d’une enveloppe de 11 milliards d’euros, aucun dossier lorrain n’a été retenu dans la catégorie Equipements d’excellence ou Equipex. Et pour cause, la moitié des projets retenus se concentre dans la région parisienne.

Si la Lorraine est pluridisciplinaire et plutôt performante dans tous les domaines, elle ne dispose malheureusement pas de prix Nobel, mercenaires ou non, dans ses rangs. Et alors ? 

Les jurys internationaux qui délibèrent sur les dossiers ne sélectionnent en fait que des projets issus de régions confirmées déjà largement dotées, ayant des prix Nobel en leur sein. Ce n’est pas de cette manière que la Lorraine arrivera à rattraper son retard et à faire émerger ses chercheurs.

C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine plaide pour que les jurys, déclarés indépendant, tiennent compte de l’aménagement du territoire et prennent en considération les spécificités et les difficultés locales.  

Par ailleurs, si les affaires semblent tout aussi mal embarquées dans les appels à projets autour des infrastructures de santé, la Lorraine mise sur l’Idex, l’Initiative d’excellence, et sur l’Institut de Recherche Technologique Matériaux. En effet, les matériaux constituent un enjeu stratégique extrêmement important. Aujourd’hui, il existe cinq grands centres technologiques en France, mais aucun ne porte sur les matériaux.

Même en cas de sélection des dossiers lorrains sur ces questions, la Lorraine sera la grande lésée du grand emprunt. Mais est-ce étonnant en fin de compte ?

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8 Réponses à “La Lorraine d’avance lésée par le grand emprunt ?”

  1. Grand emprunt : c’est encore raté !

    Après son échec pour l’appel à projets Equipex, la Lorraine a également raté le premier tour de sélection de l’Idex, Initiative d’excellence. S’il reste encore un second tour et que l’essentiel est d’être retenu dans les 10 meilleurs projets, cette nouvelle déconvenue interroge sur la capacité des décideurs lorrains à mobiliser l’ensemble des ressources nécessaires à la constitution de dossiers solides. En effet, le projet présenté par l’Université de Lorraine n’a malheureusement pas convaincu le jury international choisi pour délibérer sur les grands projets de recherches que financera le grand emprunt.

    Cela dit, les six projets retenus dans ce premier tour sont tous des poids lourds, à savoir Paris, Lyon, Grenoble et Toulouse. Ce sont donc encore une fois les « gros » qui vont bénéficier des subsides et du label Idex … Les écarts se creusent au lieu de se réduire pour la Lorraine.

  2. Cela dit, si la soi-disant “qualité” des dossiers, comme il a été souvent relayé dans la presse par les parties prenantes (autosatisfaction, subjectivité ?), peut en effet être remise en cause au sujet du faible nombre de dossiers lorrains sélectionnés par les jurys internationaux, il convient néanmoins de commenter le faible nombre de dossiers lorrains présentés. Quand on voit des que régions comme celles du Sud de la France, Rhône-Alpes ou l’Ile de France présentent des centaines de projets, la petite dizaine de projets lorrains fait doucement rire. C’est donc logique que peu de dossiers soient sélectionnés. Et c’est là que le bât blesse. Dans tous les cas, même si tous les projets lorrains avaient été sélectionnés, le bilan n’aurait pas été satisfaisant. C’est dire. Le mal réside dans notre incapacité à être innovant et à nous mettre en valeur.

    Il y a des choses quand même assez incroyables. Par exemple, comment se fait-il que dans la dizaine de dossier des cohortes, ne figure même pas la cohorte Stanislas (http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/11/05/le-saviez-vous-la-cohorte-stanislas/) ??? Le Grand Emprunt est une opportunité unique de récolter des fonds et des subventions, et ben non, les Lorrains restent stoïques et inertes.

    Il apparaît également tout aussi inacceptable qu’aucun dossier concernant le côté lorrain d’Esch-Belval n’ait été présenté (!!!): cela aurait permis de relancer les choses tout en récoltant une précieuse enveloppe financière.

  3. Avec seulement 12 millions d’euros obtenus pour des appels à projets sur le programme de 35 milliards d’euros mis sur la table par l’État français pour les investissements d’avenir relevant du Grand emprunt, la Lorraine est complètement à la ramasse. Notre province ne recevrait pour l’instant que 0,12 % des fonds d’ores et déjà accordés. À titre de comparaison, l’Alsace percevrait autour de 300 millions d’euros, en dépit d’un nombre de chercheurs identique : 2 114 chercheurs contre 2 118 en Lorraine. La Lorraine comptait pourtant, paraît-il, sur ce programme pour se relever.

  4. Grand emprunt : c’est tout bon pour l’IRT Matériaux lorrain !

    Excellente nouvelle. La Lorraine a récemment été désignée pour accueillir le futur grand centre de recherches sur les matériaux. Le projet lorrain, baptisé IRT M2P (Institut de Recherche Technologique Métallurgie, Matériaux et Procédés), a en effet été retenu dans le cadre des investissements d’avenir du grand emprunt. L’unité affichée a été l’une des clés de notre succès.

    Rappelons que l’IRT M2P sera un grand centre de recherches mondial public-privé (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/01/precisions-sur-lirt-m2p/). Il devrait mobiliser jusqu’à 300 chercheurs à terme et sera équipé de plateformes technologiques. D’une surface de 15 000 mètres carrés, l’institut sera implanté sur le Technopôle de Metz, c’est-à-dire dans une métropole européenne proche des universités, des laboratoires et des activités industrielles. Le centre de recherche aura pour mission de développer et de porter des projets, notamment industriels, autour des matériaux. Une valeur ajoutée et une activité scientifique de haute technologique qui devraient faire naître startups, clusters et emplois.

    A noter enfin que l’IRT M2P devrait mobiliser 120 millions d’euros, 100 pour le centre de recherches et 20 pour son fonds de roulement. Cet investissement devrait être à moitié financé par l’Etat français et des industriels implantés en Lorraine tels qu’ArcelorMittal, Saint-Gobain PAM, Mersen, Safran, Faurecia, Areva, Eramet ou encore PSA Peugeot Citroën.

  5. Outre l’IRT M2P qui s’est classé au second rang des instituts de recherche technologique retenus au niveau français, la Lorraine a pour le moment obtenu du Grand Emprunt un laboratoire d’excellence (Ressource 21 pour 9 millions d’euros), ainsi que trois labels « Institut Carnot » (soit plus de 74 millions d’euros) dans lesquels elle est engagée.

  6. L’Institut Hospitalier Universitaire pour lequel Nancy avait fait acte de candidature dans le cadre du Grand emprunt n’a pas été retenu dans les 6 projets. 19 dossiers ont été présentés. Les heureux lauréats sont bien entendus tous des gros, principalement parisiens : l’Institut de neurosciences translationnelles du pôle Sorbonne coordonné par l’Université Paris?6 Pierre et Marie Curie, l’Institut de cardiologie-métabolisme-nutrition de Paris?6 à la Pitié-Salpêtrière, l’Institut des maladies génétiques de l’Université Paris?5 Descartes à l’hôpital Necker, l’Institut des maladies infectieuses au CHU de Marseille, Université de la Méditerranée, l’Institut de chirurgie mini-invasive de Strasbourg et enfin l’Institut de rythmologie et de modélisation cardiaque au CHU de Bordeaux avec l’Université de Bordeaux 2. Nancy doit maintenant digérer son immense déception et son sentiment de frustration pour être retenu au prochain tour. Rappelons en effet que l’implantation d’un Instituts Hospitalier Universitaire consacre pour chaque site choisi un indiscutable niveau d’excellence.

  7. 5 nouveaux projets de futurs grands campus universitaires ont été présélectionnés pour la deuxième vague de l’appel à projets des initiatives d’excellence (IDEX) du Grand Emprunt, dont le Pôle Universitaire et de Recherche de Lorraine qui doit déposer un dossier d’ici le 8 décembre. Ces projets seront être évalués par un jury international. Le choix final aura lieu en février 2012. Rappelons que les 3 premiers lauréats, désignés en juillet dernier, sont Bordeaux, Strasbourg et Paris Sciences et Lettres.

  8. Un décret du ministre français de l’enseignement supérieur et de la recherche, daté du 16 janvier 2013, porte officiellement la création de l’Institut de Recherche Technologique Matériaux, Métallurgie et Procédés (IRT M2P) de Lorraine sous la forme d’une Fondation de Coopération Scientifique (FCS). Cette création était très attendue depuis 2011 et le classement de l’IRT M2P à la seconde place dans sa catégorie d’appels à projets dans le cadre des investissements d’avenir issus du Grand emprunt. Ce décret ouvre la voie au lancement opérationnel de l’IRT. Ce partenariat public-privé est notamment destiné à favoriser le transfert technologique de l’université vers l’industrie. En son sein, 29 industriels ont mutualisé leur recherche et se sont engagés aux côtés d’établissements publics d’enseignement et de recherche pour démarrer dès 2013 11 programmes de recherche dans le domaine des matériaux pour un montant de 32 millions d’euros sur trois ans et de 102 millions d’euros sur sept ans.

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